Comment concilier aide à un proche et vie professionnelle ? | AlloGaspard

Il n’est pas toujours aisé de concilier rôle d’aidant et vie professionnelle.

S’il devient indispensable de passer à plein temps sur votre rôle d’aidant, il existe le droit au répit des aidants, mais également des congés spécifiques qui peuvent vous aider. Or, ils sont mal connus. Ils sont pourtant très important car ils vous permettent de ne pas utiliser votre portefeuille de congés payés.

Bénéficier de congés spécifiques

Le congé de proche aidant

Vous pouvez cesser temporairement d’exercer votre activité professionnelle pour vous occuper d’un proche handicapé ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie grave.

Ce congé est ouvert à tout salarié justifiant d’une ancienneté minimale d’au moins 1 an dans l’entreprise. Il est d’une durée de 3 mois maximum. Il peut être renouvelé, sans dépasser une durée maximale d’un an sur la carrière du salarié.

Le congé de proche aidant n’est pas rémunéré par l’employeur, mais vous pouvez être salarié(e) de la personne aidée lorsqu’elle perçoit l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH).

À l’issue du congé de proche aidant, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire, assorti d’une rémunération au moins équivalente. Il a droit à un entretien professionnel avec son employeur (il peut aussi en bénéficier avant son congé).

Pour en savoir plus : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16920

Le congé de solidarité familiale

Il permet à tout salarié de s’absenter pour assister un proche souffrant d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital, ou qui se trouve en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable.

Ce congé est rapide à mettre en place et dure 3 mois maximum (renouvelable une fois). Il est possible, avec l’accord de votre employeur, de le transformer en période d’activité à temps partiel, ou de le fractionner.

Pour en savoir plus : http://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/temps-de-travail-et-conges/conges-et-absences/article/le-conge-de-solidarite-familiale

Aménager son temps de travail

Ces congés ont cependant le grand inconvénient d’être non rémunérés. Un aménagement du temps de travail est une alternative possible, pour rester actif mais se concentrer sur son rôle d’aidant.

Le télétravail est une solution. Depuis les ordonnances réformant le code du travail du 31 août, sa mise en place est facilitée. Jusqu’à présent, il nécessitait un avenant au contrat de travail et surtout une régularité (un ou plusieurs jours fixes). Dorénavant, il peut être mis en œuvre de façon ponctuelle, selon votre besoin. Pour cela, il suffit d’un simple accord, écrit ou oral, entre employeur et salarié.

Jusqu’à présent, la mise en place du télétravail nécessitait un avenant au contrat de travail et une régularité, sous la forme d’un ou de plusieurs jours fixes.

Dorénavant, le télétravail peut être mis en œuvre de façon ponctuelle et pas seulement régulière. Il pourra donc être utilisé en cas de grève, d’enfant malade, etc. Pour cela, il suffira d’un simple accord, écrit ou oral, entre l’employeur et le salarié. Si vous demandez le télétravail, l’employeur devra également désormais justifier son refus.

Il est également possible d’aménager vos horaires, en concertation avec votre employeur. Bon à savoir, l’accord interprofessionnel de mars 2004 prévoit que les dispositifs d’aménagement du temps de travail ne soient pas de nature à impacter négativement une progression de carrière.

Dans tous les cas, n’oubliez pas que vous bénéficiez désormais d’un «droit à la déconnexion ». Depuis le 1er janvier 2017, dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés devront mettre en place des instruments de régulation de l’outil numérique pour assurer l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Voici une nouvelle encourageante pour que vous deveniez pleinement aidants lorsque votre journée de travail se termine.