Congé de solidarité familiale

Dans l'optique de cesser ou réduire temporairement son activité professionnelle pour accompagner un proche en fin de vie, l'aidant peut avoir recours au congé de solidarité familiale.

Conditions

Pour obtenir un congé de solidarité familiale, il faut que la personne que vous souhaitez accompagner fasse partie de votre famille, vive sous votre toit ou vous ait désigné comme sa personne de confiance.

Comment en bénéficier ?

Ce congé s'adresse exclusivement aux individus salariés et il se négocie auprès de son employeur.
Il est impératif que le salarié prévienne son employeur au moins 15 jours avant le début présumé du congé.

Il faut fournir à votre employeur dans les délais favorables par courrier ou par e-mail:

  • son souhait de suspendre son contrat de travail pour bénéficier du congé de solidarité familiale,
  • sa date de son départ en congé, et la durée estimée (c'est vous qui fixez la durée de votre congé dans la limite de 3 mois renouvelables)
  • au besoin, si le salarié l'envisage, sa demande de fractionnement ou de transformation du congé en travail à temps partiel, ainsi que la date prévisible de son retour.

N'oubliez pas de fournir également un certificat médical détaillant la situation de santé de votre proche souffrant.

Indemnisation ?

Le bénéficiaire du congé de solidarité familiale peut percevoir une Allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie.

De plus, durant toute la durée du congé, le salarié conserve ses droits à remboursement des soins et indemnités journalières versées par la sécurité sociale en cas de maladie, de maternité, d'invalidité et de décès.